Suites opératoires

Blépharoplastie : combien de temps d’arrêt de travail ?

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Avant / après

Cas réels du cabinet, sans retouche, cadrés sur la seule zone traitée. Chaque résultat est individuel et ne préjuge pas du vôtre.

AvantAvant : Blépharoplastie d’addition des quatre paupières
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Blépharoplastie d’addition des quatre paupières

Dr Bernard Hayot, ophtalmologiste, ancien chef de clinique, formé en chirurgie oculo-plastique. Paris 8e · RPPS 10003926226.

La question arrive toujours à la même minute de la consultation, juste après « est-ce que ça fait mal ». Réponse courte : comptez dix à quinze jours avant de retrouver un visage présentable en public. Ce délai n’est pas la durée de la cicatrisation, c’est la durée pendant laquelle les ecchymoses et l’œdème se voient. Selon le métier, la reprise peut être plus tôt.

La réponse courte

Après une blépharoplastie, la désocialisation dure en règle dix à quinze jours : c’est le temps que mettent les ecchymoses et l’œdème à s’effacer assez pour que le regard ne trahisse plus l’intervention. Ce n’est pas une durée d’incapacité : passé les premiers jours, on se sent bien avant d’avoir l’air bien.

La reprise du travail, elle, dépend d’abord du métier. Un travail de bureau sans contact avec le public est souvent repris avant la fin de ce délai ; un métier exposé, en contact avec des clients ou filmé, attend que les marques aient disparu. La durée exacte est fixée en consultation, avec vous, en fonction du geste prévu et de ce que vous faites de vos journées.

Ce qui fait varier le délai

Plusieurs éléments allongent ou raccourcissent la période visible :

  • la paupière opérée : une blépharoplastie supérieure seule marque moins longtemps qu’un geste sur la paupière inférieure, plus propice aux ecchymoses ;
  • la voie d’abord : la voie transconjonctivale ne laisse pas de cicatrice cutanée visible ;
  • les gestes associés : une greffe de graisse, un lifting du sourcil ou un relissage laser prolongent l’œdème ;
  • votre terrain : certaines personnes marquent plus que d’autres, à geste identique, et cela se prévoit mal ;
  • les traitements en cours : tout ce qui fluidifie le sang augmente les ecchymoses, d’où les consignes remises avant l’intervention.

Jour après jour

Les premiers jours sont les plus marqués : paupières gonflées, ecchymoses qui s’installent, sensation de tension. C’est le moment du repos, tête surélevée, et du froid bien conduit.

À partir de la fin de la première semaine, l’œdème reflue et les ecchymoses changent de couleur avant de pâlir. Les fils, lorsqu’il y en a, sont retirés dans cette période.

Entre le dixième et le quinzième jour, le regard redevient présentable ; un maquillage léger suffit alors le plus souvent à couvrir ce qui reste. Le résultat, lui, continue de se préciser pendant plusieurs semaines : ce qu’on voit à quinze jours n’est pas le résultat final.

Le déroulement détaillé de cette période est décrit ailleurs sur ce site, jour après jour.

Arrêt de travail ou congés ?

C’est une question de statut de l’intervention, pas de durée. Un arrêt de travail se prescrit lorsque l’intervention répond à une indication médicale — une paupière qui ampute le champ visuel, par exemple. Lorsque le geste est purement esthétique, il n’y a pas d’arrêt : la période se prend sur les congés, et cela doit être anticipé au moment de fixer la date.

La distinction se pose en consultation, sur des critères objectifs, et elle conditionne aussi la prise en charge. Elle est détaillée sur la page consacrée à la prise en charge.

Reprendre ses activités

Le travail sur écran est possible dès que la gêne le permet, par périodes courtes d’abord : les paupières opérées clignent moins, l’œil s’assèche plus vite, et l’écran aggrave ce phénomène. Les larmes artificielles prescrites servent précisément à cela.

Le sport, les efforts et tout ce qui fait monter la tension dans la tête attendent plus longtemps que la reprise du travail. Les lentilles de contact, le maquillage des paupières et l’exposition au soleil font l’objet de consignes écrites remises avant l’intervention ; le soleil, en particulier, se gère sur plusieurs mois et non sur quelques jours.

Ce qui doit faire consulter avant la date prévue

La convalescence normale est peu douloureuse et va en s’améliorant. Doivent amener à recontacter le secrétariat sans attendre : une douleur vive ou qui augmente, une baisse de la vision, un œil qui rougit fortement d’un seul côté, un gonflement asymétrique qui s’aggrave, ou une fièvre.

Ce ne sont pas des signes attendus. Les voir tôt change ce qu’on peut en faire.